Rencontre avec une jeune femme qui exprime dans ses créations un langage très personnel. Entre nature, couture et élégance.

Marie Boutteçon est une designer de montres dont la particularité est d’être issue de l’univers du textile, au travers de ses études comme de son parcours dans des maisons renommées à l’instar d’Hermès. Sur les cadrans, elle met en scène les métiers d’art dans d’extraordinaires compositions. Mais Marie possède en elle cette culture de l’étoffe qu’elle transpose comme nulle autre à l’horlogerie. Qui d’autre qu’elle peut imaginer un bracelet fragile, presque éphémère, orné d’un gazar de soie et fleurs en volume, piquées de perles et de sequins’

Elle nous dévoile son univers en se prêtant pour Laur’loge au célèbre questionnaire de Proust.

Laur’loge: Quel est votre principal trait de caractère ?

Marie Boutteçon: L’envie. D’entreprendre, d’apprendre, de faire’

 

L: Quelles qualités préférez-vous chez les hommes ?

MB: Le dandysme exalté par le charisme, magnifié par la part de féminité.

 

L: Chez les femmes ?

MB: L’élégance du style célébrée par leur influence, déifiée par la délicatesse.

 

L: Qu’appréciez-vous le plus chez vos amis ?

MB: La complicité inconditionnelle.

 

L: Quelle est votre occupation préférée ?

MB: Me fondre dans la foule d’une très grande ville.

L: 0ù aimeriez-vous vivre ?

MB: En hauteur. Au sommet d’un infini gratte-ciel, me répéter que je me rapproche toujours plus du ciel’ Ou dans une cabane en verre perchée sur le plus grand des arbres d’Amazonie, surplomber la forêt, observer chaque détail de sa beauté.

 

L: A part vous-même, qui voudriez-vous être ?

MB: Une danseuse étoile.

 

L: Quel animal préférez-vous ?

MB: Le scarabée, pour la beauté des reflets de sa carapace, la douceur de ses traits et l’élégance très couture de ses antennes.

 

L: Quels sont vos auteurs préférés ?

MB: Colette, Nabokov et Ovide.

 

L: Vos peintres préférés ?

MB: Edward Hopper, le soir tard au Grand Palais de Paris.

Monet, assise des heures à observer les bleus soutenus et les verts tendres des Nénuphars à la Fondation Beyeler.

Les peintres japonais inconnus des estampes de la Fondation Baur.

 

L: Quels sont vos héros dans la vie réelle ?

MB: Etienne, mon ami, mon ange gardien, et mon partenaire dans l’aventure Bug Me*.

Mon père, marqueteur d’art d’exception, soutenu par une opiniâtreté inégalée.

Mon amoureux philanthrope, compagnon de mes jours et de mes nuits.

 

L: Quel est le don de la nature que vous aimeriez avoir ?

MB: Le don de la métamorphose. Me transformer en oiseau migrateur, incarner un arbre et sentir le vent dans mes branches. Pour quelques heures, devenir mon chat sur le canapé et passer mon temps à rêver.

 

L: Quel est votre état d’esprit actuel ?

MB: Aventurière.

 

L: Quelle faute vous inspire le plus d’indulgence ?

MB: Toutes celles que je fais moi aussi !

 

L: Quelle est votre devise ?

MB: Il était une fois’

*Marie et Etienne ont fait du scarabée l’emblème de leur collection Bug Me. Leur petit insecte stylisé se porte comme un talisman. Elaboré, gravé, serti et fini à la main par des joailliers parisiens, ce bijou raffiné pour hommes et femmes est réalisé en argent massif ou en or massif 18K, serti d’un diamant, et monté sur un cordon de cuir cousu.

www.bugme.ch