L'été s'achève mais grâce à la Maison Claude Meylan, une marque bien trop confidentielle à notre goût, on en profite jusqu'à la dernière goutte.

Chez les Meylan, (le premier de la branche horlogère portait le magnifique prénom de Samuel-Olivier), on aime la belle mécanique, quitte à se casser la tête et à jongler avec les lois de la physique. L’arrière-grand père, puis le grand-père de Claude Meylan sont même devenus des spécialistes du squelettage. Cet art  consiste à évider certains éléments du mouvement comme la platine et les ponts, de façon à pouvoir admirer le mécanisme au travers de la glace saphir, tout en conservant à la montre sa fiabilité et sa précision. Autant dire que le pari n’est jamais gagné et que les montres squelettes, véritables sculptures, ont toute légitimité pour exercer une formidable fascination.

Alors quand Claude Meylan ajoute une touche de fun et de pop, le décalage est saisissant. Oser pour oser, la formule n’est pas toujours concluante, mais dans ce cas de figure l’essai est transformé. Le saisissant rime avec ravissant. De telle associations de couleurs, de motifs, de techniques et de tradition horlogère sont si rares pour nous les filles (enfin, celles qui ont les moyens ad hoc), qu’elles méritent bien de clore notre été en beauté.

Encore plus rafraichissant est l’usage de la technologie à impression à eau qui permet de décorer l’ensemble des éléments de la montre. Ainsi, la carrure, le fond, les ponts, la platine et le bracelets sont immergés dans des bains spécifiques (dans lesquels nous-mêmes ne tremperions pas un orteil, on s’en doute). Les bains et les films de décors se mêlent pour venir s’appliquer sur la partie immergée en fonction d’un savoir-faire très pointu. Non moins pointu est le traitement de fixation pour que les reflets associés aux couleurs et aux transparences jouent les prolongations sans jamais nous décevoir.

La rentrée de Laur’loge s’annonce très prometteuse avec des sujets qui ne manqueront pas de piquant… A tout soudain sous peu !