Le Comité scientifique de la Chaire en Design Horloger de la HEAD-Genève dont j'ai l'honneur de faire partie s'est réuni la semaine dernière pour envisager le travail des étudiants en Bachelor et Master, avec une ligne claire et la volonté de miser sur l'international.

Depuis l’été 2017, le campus de la HEAD-Genève a investi des locaux exceptionnels, l’Espace Hippomène et Elna, où furent fabriquées les machines à coudre du même nom, ainsi que Le Bâtiment, ancienne usine genevoise de la marque Hispano-Suiza.

C’est dans ce cadre architectural moderniste post-industriel des 50s que nous nous sommes retrouvés, Marco Borracino, designer et directeur de création chez Singer Reimagined, Catherine de Vincenti, experte en pierres précieuses et journaliste spécialisée, Manuel Emch, consultant indépendant et ancien directeur général de RJ-Romain Jerome après avoir été à la tête de Jaquet Droz, Stéphane Gachet, rédacteur en chef de Watch Around, Carine Maillard, directrice du Grand Prix de l’Horlogerie de Genève (GPHG), Alexandre Peraldi, directeur design chez Baume & Mercier, Jean-Marc Wiederrecht, horloger concepteur et directeur d’Agenhor, et moi-même.

Le Comité scientifique en compagnie de jean-Pierre Greff, directeur de la HEAD-Genève, Elizabeth Fischer, professeure HES associée et responsable de département design bijou et accessoire et design mode, Valérie Ursenbacher, responsable de la Chaire en design horloger

Préparer les étudiants à la réalité d’un métier tout en favorisant la créativité, tel est l’enjeu du cycle proposé par la Chaire en design horloger, une chaire unique au monde fondée en 2015 – where else ? –  à Genève. Contraintes techniques obligent, le design horloger, comme celui de l’automobile, nécessite un contexte encadré. Très encadré. Le débats ont mis l’accent sur la notion de faisabilité vs la liberté pure de créer. Après tout, c’est dans un creuset tel que celui qu’offre la HEAD-Genève que se prépare l’horlogerie de demain. Les projets en Master 2017-19 en donnent déjà le ton, celui d’une horlogerie de proximité, éthique et sociale, teintée de notions inédites dans cet univers comme l’empathie ou encore la physiologie de la femme… Prometteur, non ?

Enfin, en tant que lieu de forces et de flux, la HEAD-Genève a exprimé le souhait d’accueillir chaque année quelques étudiants venus des quatre coins du monde. Une façon d’assurer sa légitimité et son rayonnement à l’international, mais aussi de favoriser une réflexion globale sur l’horlogerie.