Ils portent le même nom, sont anglophones et ont sensiblement le même âge. La ressemblance s'arrête là. L'un est un designer hors norme qui collabore avec la marque horlogère MB&F. L'autre...

James Thompson. Le premier des deux à apparaître sur le net est un beau bébé anglais surnommé « Le colosse », expert en combat libre. Peu commode, il réussit pourtant à se faire pulvériser une oreille, explosée par un crochet du droit du roi du street fight.

Ca ne rigole guère plus chez son homonyme canadien qui lui étudie le design industriel à Vancouver, avant d’intégrer un master en Suède. Pour d’obscures raisons liées à la réglementation des étudiants étrangers, il en est éjecté, ce qui engendre chez lui un profond sentiment de colère. Avec pour seul viatique un ressentiment gros comme une cabane au fond des bois, James Thompson fonde son propre studio, Black Badger Advanced Composites, et commence à travailler la fibre de carbone noire. Il fabrique aujourd’hui des objets tridimensionnels à partir de blocs de lumière.

crédit Zebastian Johansson

crédit Zebastian Johansson

« J’ai lancé Black Badger essentiellement pour faire un doigt d’honneur à ceux qui tentaient de me tenir à l’écart. Douze ans plus tard, je ressens toujours de la colère. »

A l’occasion de Baselworld 2016, MB&F a dévoilé une nouvelle série de pièces de la catégorie ‘Performance Art’ dont la star est le designer canadien remonté comme un coucou. Celui-ci a réinterprété pour l’occasion deux machines MB&F, la HMX et la Starfleet.

Ca jette, c’est beau et on aime bien. Mais Cher James, on préfère vous le dire de loin.