Laisse aller c'est une valse ? Quand Richard Mille et Audemars Piguet quittent le SIHH, on a du mal à se résoudre aux adieux.

Bien sûr il y a eu l’hémorragie Baselworld avec le départ de marques emblématiques et le coup de grâce délivré par le groupe Swatch. C’était attendu, disent les uns. Inévitable, selon les autres. Reste que l’on se demande comment Baselworld va se réinventer, mais après tout c’est le propre de tout un chacun. Négocier ce tournant délicat avec imagination et brio, c’est tout ce que Laur’loge souhaite à Baselworld.

L’annonce du départ d’Audemars Piguet et de Richard Mille du Salon International de la Haute Horlogerie pour des raisons de distribution – (caricaturalement parlant on pourrait traduire par: ça marche fort pour nous, on passe en direct, merci encore et bonne chance à tous) – va faire planer sur les prochaines éditions du SIHH le climat désenchanté de « La valse aux adieux » de Milan Kundera.

Dans ce roman cohabitent le divin et l’extravagance, la mort et la célébration. Comment ne pas se souvenir d’avoir touché du doigt la grâce lorsqu’il nous était donné chez Audemars Piguet de découvrir ces pièces sublimes…

Montre Outrage – Audemars Piguet

Montre Outrage – Audemars Piguet

Diamond Punk – Audemars Piguet

Chez Richard Mille, une certaine forme d’intimité tutoyait l’opulence. Ainsi, lors de ce moment privilégié, où, les yeux dans les yeux, le joueur de polo Pablo Mac Donough pour qui la Maison a créé l’indestructible RM 53-O1, raconte qu’il a été percuté par une balle déboulant à 230 km/h ou comment  il est passé par dessus son cheval qui lui est ensuite retombé dessus, le piégeant entre ses jambes. Plaies, bosses et fractures multiples. Dans la salle de conférence de presse, la tension était à son comble et jamais storytelling n’aura si bien porté son nom.

Il y a un goût d’abandon dans ces annonces. So long.