Face à la participation record des grands groupes et des maisons indépendantes, la présélection des montres en vue du GPHG 2018 a nécessité une grande souplesse...

Image extraite du film « Bloodsport » de Newt Anold

S’il ne tenait qu’à nous, nous demanderions volontiers à Gianfranco Ritschel, le sympatique Vice-Président du Grand Prix de l’Horlogerie de Genève, si lui même et ses consorts ont du adopter la posture de Jean-Claude Van Damme pour choisir parmi les 195 montres candidates soumises à leur jugement. La présélection atteste d’une certaine tension. Faire coexister les nouveaux venus et les marques abonnées, l’envie de non conformisme et le penchant pour une forme d’horlogerie remarquable mais aussi parfois sans surprise… Ce sont au total 72 montres élues et assignées à douze catégories – dont trois « ladies only » – qui concourent pour les seize prix décernés le 9 novembre prochain.

Dans la catégorie « Dame » cohabitent des créations qui laissent perplexe quant aux modalités d’attribution de ce prix. Sur quels critères décide-t-on entre l’Amedeo Fleurier Eventail, une pièce unique qui se transforme en sublime pendentif, la Tefnut Twist Classic de Moritz Grossman, une création solide (un peu trop),  ou encore la Laurier de Chaumet à la limite de la catégorie Joaillerie ? Difficile de trouver le dénominateur commun entre des entités aussi éloignées pourtant réunies sous la même bannière. Au nom de quoi ? Mystère.

Strech toujours, cette fois-ci entre le prix moyen des montres présélectionnées, soit pas loin de 150’000 CHF (294’308 CHF si l’on s’en tient aux seules catégories femmes) et la nouvelle catégorie dite « Challenge », des montres à un prix public inférieur à 4’000 CHF qui du coup font figure de cadeau Bonux en dépit de leurs qualités certaines.

Réjouissons-nous par contre de la belle amplitude proposée en matière de jurés et surtout de jurées avec deux nouvelles venues qui apporteront un éclairage diamétralement opposé donc réjouissant.

D’une part Marine Lemonnier, experte de haut vol en communication horlogère, grande prêtresse du storytelling et des nouveaux médias.

Marine Lemonnier

Et d’autre part le Dr Rebecca Struthers, titulaire d’un PhD en horlogerie et qui avec son mari et sous les yeux bienveillants de leur chien Archie restaure ou crée sur mesure des montres de collection.

Dr Rebecca Struthers

Enfin place à quelques unes des montres en lice. N’y voir aucun pronostic, juste le plaisir, le pur plaisir de découvrir les univers aux antipodes de créations qui révèlent un savoir-faire éblouissant.

Amadeo Fleurier 39 Eventail – Bovet 1822

Cadran inspiré par un artiste kenyan, heures, minutes et heures sautantes, Espiègleries – Chaumet

Montre à secret Secret de Coccinelle – Van Cleef & Arpels