Hier s'est déroulé le jury en Bachelor et Master 1ère année de la Chaire en Design horloger instaurée par la HEAD-Genève (Haute école d'art et de design), auquel j'ai l'honneur et le bonheur de participer.

 

HEAD-Genève

Alors que les élèves de terminale venaient de plancher sur les sujets de philo du bac comme ce classique: « La conscience est-elle source de liberté ou de contrainte ? », mes collègues jurés, les designers Lorenzo Vallone, Romain Vollet, Alexandre Peraldi et Guillaume Tripet, et moi-même avons eu face à nous des étudiants avec une conscience dont ils ont fait l’épatante démonstration. Kevin, Kim, Iris, Chahnez ou Rogger vivent dans un monde dont ils se sentent acteurs et responsables. Comme le dit Pascal: « La conscience nous libère de notre condition finie ». Ces jeunes là ne se contentent plus d’être des pierres placées dans le monde. Une conscience accrue par rapport à d’autres générations les fait se prendre pour objet de réflexion pour mieux se demander: Qui suis-je ? Que dois-je faire ? Quel est le sens de la vie ?

A la vue des projets présentés, on comprend qu’une certaine horlogerie se doit de ne plus être dissociée de la réalité. Conscience environnementale, conscience sociale, conscience de la femme dans toute sa plénitude… Autant de pistes qui nous ont été offertes. Saluons une fois de plus le travail des professeurs et des coachs qui demandaient cette année, en plus d’un concept fort, d’une présentation visuelle et orale abouties et de cires, une étude de marché digne de ce nom.

Saluons aussi la présence toujours galvanisante de Jean-Marc Wiederrecht, et celle de Laurent Ferrier, fondateur de la marque éponyme, venu soutenir cette année l’élève dont il est le mentor.

Laurent Ferrier, Jean-Marc Wiederrecht et quelques uns des étudiants en design horloger

Etions-nous ravis de cette édition 2018 ? La preuve en photo.

Laurence Janin et Alexandre Peraldi